Philippe MONTANIER (Real Sociedad) : « En Espagne, le football est festif et bon enfant »

Philippe, un an après votre arrivée en Espagne, vous sentez-vous intégré ?

Une fois la barrière de la langue appréhendée, je parle désormais presque couramment espagnol, les choses sont quand même plus faciles. Pour le reste, le club, la ville, le championnat et les joueurs, les choses se font petit à petit. J’ai la chance d’avoir été accepté facilement aussi parce que je marche sur les traces de Raynald Denoueix. Sans lui, sans son passage à la Real, je sais que je ne serais pas là en ce moment. Il m’a quand même fallu intégrer beaucoup de données nouvelles et m’adapter à un environnement différent. A ce niveau la première année a été très bénéfique pour moi. J’ai appris à connaître cette Liga et des joueurs que je ne connaissais pas. Disons qu’aujourd’hui je me sens plus maître de la situation en symbiose avec Michel Troin, mon adjoint, et un staff basque avec qui nous avons appris à fonctionner. Les joueurs aussi ont compris le système de jeu et y adhèrent à 100%.

Vous aviez paru presque surpris que le club fasse appel à vous l’an dernier. Le comprenez-vous davantage aujourd’hui ?

Ils s’étaient fiés à mon parcours, mon expérience et à la trace laissée ici par Raynald Denoueix. Ils cherchaient un coach qui pouvait faire confiance aux jeunes joueurs et qui avait en même temps une philosophie de jeu adaptée à leur vision du football. Lorsque j’ai rencontré le président de la Real pour la première fois, j’ai rapidement senti que nous étions à ces deux niveaux là sur la même longueur d’ondes. Un projet de jeu à mettre en place avec de jeunes joueurs issus du centre de formation, ça correspond à ce que j’ai envie de faire.

Un an après, quel bilan avez-vous fait avant de reprendre la saison ?

Au départ, la grosse incertitude concernait surtout le niveau des autres équipes de la Liga en dehors de celles qu’on connaît tous, le Barça et le Real Madrid. Ne connaissant pas les joueurs, n’ayant vu les miens que par vidéo, j’avais du mal à les situer par rapport aux autres. On a beau avoir une bonne équipe, ce que j’ai tout de suite pensé, si les autres sont meilleures, ça devient plus compliqué. Malgré des difficultés passagères, les choses ont plutôt bien tourné au point d’assurer notre maintien à trois journées de la fin. Avant de venir, je ne mesurais pas non plus la pression populaire et médiatique qu’il allait falloir gérer. Là encore, je n’ai pas été déçu, la passion est au rendez-vous.

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